Ce lundi 1er juin, les médecins libéraux ont envoyé une lettre ouverte au gouvernement pour l’alerter sur la pollution chimique de l’eau potable et exiger des mesures de prévention plus ambitieuses.
Cette année, les médecins libéraux alertent sur un enjeu de santé publique massif et trop souvent minimisé : la pollution chimique de l’eau potable, causée par les pesticides, les polluants éternels et les microplastiques.
Le groupe de travail « Santé Environnementale », coordonné par le Dr Meyvaert et portés par 14 Unions Régionales des Professionnels de Santé Médecins Libéraux (URPS-ML), rend ses conclusions.
« La pollution de l’eau potable constitue une menace systémique, insuffisamment encadrée, aux conséquences sanitaires potentiellement considérables », alertent les médecins dans une lettre ouverte adressée au gouvernement.
19 millions de Français, soit 30 % de la population, auraient consommé une eau non conforme au moins une fois en 2024. Trois familles de polluants sont particulièrement préoccupantes :
- Les PFAS, des « polluants éternels » sous-surveillés (20 substances surveillées sur 4 000 à 15 000 existantes) ;
- les pesticides auxquels 14 millions de français sont exposés ;
- les microplastiques– une contamination omniprésente et sous-estimée avec 413 particules par litre dans l’eau du robinet.
Les médecins expliquent que cette pollution a des effets délétères sur le système hormonal, nerveux et immunitaire avec le développement des pathologies cardiaques et cancéreuses, des troubles hormonaux et neurodégénératifs ainsi que de l’hypofécondité (le fait d’être stérile).
C’est pourquoi les médecins exhortent le gouvernement à prendre des mesures ambitieuses : élargissement des substances surveillées, amélioration des systèmes de filtration, réduction des PFAS et des plastiques.
Surtout, les médecins plaident en faveur du développement de l’agriculture biologique, la plus à même de protéger la santé des populations et des écosystèmes.
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