Pour le collectif Résistance à l’Agression Publicitaire, c’est « une victoire contre l’État répressif ». Le Tribunal Correctionnel de Lyon a relaxé les quatre activistes antipub et pour la lutte de libération palestinienne qui avaient participé à un détournement publicitaire en septembre 2025. Ces 4 activistes avaient subi 42h de garde à vue (GAV).
Quatre citoyens ayant posé 24 affiches dont une douzaine affichaient des messages de soutien au peuple palestinien et contre le génocide avait fait l’objet d’une répression féroce. Après 42 heures de garde-à-vue, ils risquaient jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 € d’amende pour « dégradation en réunion », alors qu’aucun panneau n’avait subi de dégât.
L’avocat des prévenu·es, Me Forray, avait introduit l’audience en relevant plusieurs irrégularités durant leur garde à vue considérée comme une atteinte à la liberté humaine, avec une extinction des droits et l’accumulation de nombreuses humiliations.
Il avait rappelé le caractère politique des infractions reprochées aux prévenu·es « alors que le cadre juridique doit être protecteur de la liberté d’expression politique, de la liberté de choix de militantisme ». Malgré tout, la procureure avait requis 3 mois d’emprisonnement avec sursis pour chacun·e ainsi qu’une inscription au casier judiciaire.
Ce 15 juin 2026 à 14h, la juge a relaxé les quatre activistes sur le motif de forme que la justification de la prolongation de la garde-à-vue est arrivée trop tard. Elle l’a annulé ainsi que ce qui s’y est passé (prises d’empreinte ADN, photos). Elle a cependant condamné le prévenu qui avait donné une identité imaginaire à 500€ d’amendes.
« La procureure a 10 jours pour faire appel, cette affaire est clairement une victoire contre la répression des actions militantes », a déclaré Résistance à l’Agression Publicitaire.
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