L’association grecque de protection de la faune Callisto a annoncé avoir identifié un hybride de chiens et de loups, grâce à des analyses génétiques. Si des élevages du genre existent, un croisement avéré à l’état sauvage est rarissime.
Les échantillons, trouvés près de Thessalonique, au nord de la Grèce, sont les seuls parmi la cinquantaine analysés à révéler une telle reproduction. Le profil génétique du canidé est à 55 % celui d’un chien domestique, et à 45 % celui d’un loup.
Présentée comme exceptionnelle, cette hybridation a déjà été documentée dans d’autres régions d’Europe, à mesure que le loup recolonise ses anciens territoires.
En France, des études génétiques ont montré depuis plusieurs années l’existence d’une hybridation entre chiens et loups, cependant décrite comme un « phénomène limité » par l’Office Français de la Biodiversité (OFB).
Des analyses effectuées en 2018 sur des échantillons de 586 loups ont démontré que seuls 3,6 % des loups étudiés présentaient un profil hybride de première génération, tous issus d’une louve et d’un chien. 7,5 % des loups dont les gènes ont été analysés portaient quant à eux des traces d’une hybridation plus ancienne.
Les chiens étant issus de la domestication du loup qui a eu lieu entre 20 000 et 40 000 avant le présent, les premiers, Canis lupus familiaris, et les seconds, Canis Lupus, restent parfaitement interféconds.
Ces reproductions pourraient constituer une menace pour l’intégrité génétique des populations de loups gris. Si cette hybridation n’est pas un phénomène récent, une augmentation de la fréquence d’hybridation pourrait menacer l’espèce à long terme : d’où la nécessité d’une surveillance génétique des populations.
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