Malgré une interdiction à Paris, les néofascistes du Comité du 9-Mai (C9M) ont fait leur grand rassemblement à Verrières-le-Buisson, en Essonne, sans être appréhendés. Des témoins ont vu des saluts nazis.
D’un côté, l’État sort l’artillerie lourde : hélicoptères, saisies de matériel à plusieurs dizaines de milliers d’euros et interventions musclées au beau milieu de la nuit. Le crime ? Quelques centaines de jeunes qui dansent dans un champ sur de la musique techno, coupables d’avoir organisé une free party non déclarée.
Pour les fêtards, la traque est systématique, la répression est féroce, et les JT s’affolent en titrant sur « l’anarchie des teufeurs ». Lors du long week-end du 1er mai à Bourges, les participants d’une rave party se sont vus traités comme des criminels.
De l’autre côté, l’ambiance est beaucoup plus sereine. Interdits de séjour à Paris pour leur habituelle marche du C9M, plusieurs centaines de militants néonazis ont tranquillement déplacé leurs drapeaux noirs à quelques kilomètres de là, en Essonne.
Au programme : rassemblement idéologique, concerts de rock identitaire et célébrations en toute impunité, sous l’œil passif des autorités. Pas de déploiement de CRS pour briser la fête, pas de saisie de micros, pas de panique morale sur les plateaux de télévision.
“Dans ce pays, mieux vaut être un héritier d’Hitler qu’un fêtard”, dénonce le député LFI Andy Kerbrat.
Selon les informations de StreetPress, “un habitant a appelé le commissariat de Verrières-le-Buisson, sans réponse, puis la police nationale d’Antony, qu’il a eue, pour prévenir et demander à ce qu’une patrouille vienne. Selon lui, personne ne serait venu.” Le maire, lui, a fait part de sa consternation à LeParisien.
En France, il semblerait qu’il vaille mieux revendiquer l’héritage de Pétain que de vouloir danser jusqu’à l’aube. La musique électronique est un trouble à l’ordre public ; la nostalgie du Troisième Reich, elle, bénéficie d’un laissez-passer.
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