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Les industriels obligés de lister quels produits ont des perturbateurs endocriniens, sauf pour les médicaments

De plus, pour l’association, bien que les industriels se voient dans l’obligation d'apporter un peu plus de transparence sur leurs produits, les efforts reviennent aux consommateurs qui devront s’informer sur internet ou par l’intermédiaire d’applications mobiles. Un étiquetage sur chaque emballage sous forme d’un Toxi-Score aurait ainsi été plus ambitieux et plus accessible.
1 septembre 2021 - Maïté Debove
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- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
- Format : 128 pages
- Impression : France

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A partir du 1er janvier 2022, tous les industriels devront « mettre à disposition du public » la liste des perturbateurs endocriniens présents dans leurs produits. Ce décret entre dans le cadre de la loi Agec (Anti-Gaspillage et pour une Économie Circulaire) du 10 février 2020. Le décret s’inscrit dans une nécessité d’information transparente pour les consommateurs. Cependant, le réseau Environnement Santé met en garde sur certaines contradictions de ce dernier.

Les perturbateurs endocriniens concernés seront tous ceux que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qualifie comme avérés, présumés ou suspectés, dans une certaine mesure. En ce qui concerne les perturbateurs suspectés, l’obligation d’information pour les produits présentant un risque d’exposition sera fixée par l’arrêté suivant le décret.

Les catégories ciblées sont notamment les jouets, les pesticides aux usages agricoles, humains ou vétérinaires, les dispositifs médicaux et les cosmétiques, mais pas les médicaments.

L’information sera disponible aux consommateurs en ligne, avec la liste de chacun des produits et les substances qu’ils contiennent. Le format sera ouvert, afin que des plateformes collaboratives puissent exploiter les données et ainsi mieux informer les consommateurs, selon le décret officiel.

L’association Réseau Environnement Santé, dit RES, félicite dans un communiqué de presse les efforts de lutte contre ces substances, mais estime qu’ils devraient être concentrés vers la mise en place d’une politique de réduction massive des perturbateurs eux-mêmes.

Elle cite l’interdiction de perfluorés (une grande famille de perturbateurs endocriniens) qui a déjà été instaurée au Danemark en 2020, ou encore de larges investissements pour une politique majeure de prévention des perturbateurs endocriniens, comme il a déjà été fait pour la sécurité routière. La Stratégie Nationale sur Perturbateurs Endocriniens (SNPE) reste pour le moment limitée sur ce plan.

Lire aussi : Des goélands contaminés par des perturbateurs endocriniens dans une réserve nationale protégée

De plus, pour l’association, bien que les industriels se voient dans l’obligation d’apporter un peu plus de transparence sur leurs produits, les efforts reviennent aux consommateurs qui devront s’informer sur internet ou par l’intermédiaire d’applications mobiles. Un étiquetage sur chaque emballage sous forme d’un Toxi-Score aurait ainsi été plus ambitieux et plus accessible.

Certaines limitations sont également sans justification, comme celle d’exclure les médicaments, ou encore l’obligation d’information relative aux perturbateurs suspectés fixée par arrêté, ce qui, au sens du RES, va à l’encontre des déclarations de l’article qui se veut « d’assurer aux citoyens une information transparente » sur ces produits.

Les perturbateurs endocriniens, parfois même dans de faibles doses ont des conséquences à long-terme notamment sur notre système hormonal. Ils sont ainsi particulièrement dangereux pour les personnes enceintes, les nourrissons, les jeunes enfants et les adolescents pendant la puberté.

Ils peuvent entre autres engendrer des troubles du comportement, des malformations dans les organes reproducteurs, des cancers, et peuvent être transgénérationnels, c’est-à-dire avoir des effets sur une ou deux générations descendantes des personnes touchées. Le décret est donc le début d’un effort que le RES souhaite plus cohérent à l’avenir.

1 septembre 2021 - Maïté Debove
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