Avec la canicule précoce de mai, le printemps 2026 est le plus chaud jamais enregistré. Et la tendance n’est pas prête de s’arrêter. El Niño a 80 % de chances de commencer cet été, selon l’Organisation météorologique mondiale. Durant 9 mois à 1 an, ce phénomène cyclique va provoquer la hausse moyenne des températures et des événements météorologiques extrêmes au cours des prochains mois.
D’après le bulletin Info-Niño/Niña que vient de publier l’OMM, El Niño risque de survenir à 80 % entre juin et août 2026. Les Nations Unies appellent les Etats à se préparer à cet accélérateur du dérèglement climatique.
Cette année, le phénomène risque d’être particulièrement puissant. « Il exacerbera la sécheresse et les fortes pluies et augmentera le risque de vagues de chaleur à la fois sur les terres émergées et dans les océans », a expliqué la Secrétaire générale de l’OMM, Mme Celeste Saulo.
El Niño et La Niña sont des phases opposées du phénomène El Niño-oscillation australe (ENSO). Il s’agit de l’un des phénomènes climatiques naturels les plus puissants de la planète. El Niño se caractérise par une hausse des températures de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial. Il se produit généralement tous les deux à sept ans et dure environ neuf à douze mois.
Le dernier épisode El Niño, survenu en 2023/24, a été l’un des cinq épisodes les plus intenses jamais enregistrés et il a joué un rôle dans les records de températures mondiales de 2024.
Parmi les effets attendus cette année :
- des chaleurs anormales en Europe durant l’été et beaucoup de pluies durant l’hiver ;
- une hausse des précipitations au sud de l’Amérique du Sud, dans le sud des États-Unis d’Amérique et dans certains secteurs de la Corne de l’Afrique et de l’Asie centrale ;
- des sécheresses en Amérique centrale, dans le nord de l’Amérique du Sud, dans les Caraïbes, en Australie, en Indonésie et dans certaines régions du sud de l’Asie ;
- des ouragans dans le centre et l’est du Pacifique durant l’été boréal.
« Les conditions El Niño jetteront de l’huile sur le feu d’une planète qui se réchauffe. Les impacts seront encore plus forts et ressentis encore plus loin. Ils traverseront les frontières à une vitesse dévastatrice. La seule réponse efficace est une action climatique à la hauteur de la crise. », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, dans une allocution vidéo.
Pour les Nations Unies, le retour du phénomène rappelle qu’il faut en finir avec la dépendance aux combustibles fossiles, accélérer la transition vers les énergies renouvelables, protéger les plus vulnérables et « mettre en place des systèmes d’alerte précoce pour tous ».
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