Les relations de Donald Trump essaient de privatiser des bouts de parc nationaux. Dernière attaque en date : le président envisage de céder à un promoteur privé une lande de terre de 34 ha du célèbre parc Yosemite.
L’idée a fait bondir les défenseurs de l’environnement et les opposants à Donald Trump. Le promoteur Kingsbarn Realty Capital veut construire une route privée qui desservirait un complexe hôtelier et de commerces en bordure du parc Yosemite.
Selon les médias américains qui ont révélé l’information, la Maison Blanche met la pression au service des parcs nationaux pour qu’il accepte. L’entreprise Kingsbarn Realty Capital, basée dans le Nevada, a financé par de discrets dons les dernières campagnes de Donald Trump. Le directeur général de l’entreprise, Jeff Pori, est un proche de la famille du président des États-Unis.
« C’est une attaque contre le peuple américain, à qui appartient le parc », a réagi Mark Rose, un responsable de l’association de conservation des parcs nationaux (NPCA). De son côté, le syndicat des employés du parc national de Yosemite s’est dit « consterné » par la cession de terres publiques au profit d’intérêts privés. Aux yeux des gardiens du parc, l’échange proposé est « contraire à leur éthique ».
La parcelle convoitée est grande comme une cinquantaine de terrains de football. Cela fait depuis les années 200 que le promoteur tente de s’accaparer un bout de ce joyau naturel célèbre. Près de 5 millions de visiteurs explorent chaque année ses formations rocheuses et ses chutes d’eau spectaculaires. À l’époque, les responsables du National Park Service et les tribunaux avaient tenu bon.
Avec un allié de taille comme le Président Trump, Kingsbarn a aujourd’hui plus de chances de parvenir à ses fins. Elle veut troquer un de ses terrains contre le précieux sésame du Yosemite.
« C’est ridicule, c’est à vous en rendre malade », a réagi auprès du New York Times Don Neubacher, un ancien responsable du Yosemite, aujourd’hui membre d’une association de défense des parcs nationaux.
C’est loin d’être la première attaque de l’administration Trump contre les parcs nationaux. Des coupes massives ont licencié un quart de leur personnel. Ces licenciements hors-norme ont provoqué la colère, alors que dans le même temps la présidence des États-Unis dépense des dizaines de millions de dollars pour transformer Washington avec des édifices à la gloire de Trump.