Alors que les inégalités explosent partout dans le monde, les catastrophes naturelles deviennent de plus en plus extrêmes à l'heure du dérèglement climatique.
Entre le 21 juillet et le 1ᵉʳ août, le mégafeu parti de Saumos a parcouru 42 000 hectares et détruit 240 maisons, surtout au Porge. La France enregistre un record historique de feux de forêt : plus de 116 000 hectares ont brûlé.
De grands fleuves comme le Rhin, la Loire ou la Tamise ont vu leur débit s’amoindrir, certains tronçons se réduisant à un mince filet.
Partout, les températures ont atteint des niveaux exceptionnels: 45,1°C à Andújar (Espagne) le 22 juin, 48,4°C à Orani (Sardaigne) le 19 juillet, 42,2°C en Slovaquie et 37°C au Danemark, des records absolus. De mi-juin à mi-août, plus de 32.000 décès supplémentaires ont été recensés en Europe.
La canicule de juin 2026 a provoqué la mort de millions d’animaux dans les élevages français. Rien que « dans le grand Ouest, 2,5 millions à 3 millions de volailles » ont succombé à cette vague de chaleur extrême, selon Anvol, l’interprofession de la volaille de chair. L’hécatombe a été telle qu’elle a saturé les stations d’équarrissage. Les éleveurs ont exceptionnellement été autorisés à enterrer les cadavres près des exploitations.

Xavier Barbin, directeur adjoint du Syndicat des Eaux et d’Assainissement d’Alsace-Moselle (SDEA), se tient aux côtés d’un bâtiment du service des eaux de Sainte-Marie-aux-Mines (est de la France) le 11 août 2026, alors que la ville connaît une pénurie d’eau due à la sécheresse qui frappe la France depuis plusieurs semaines. « Une situation vraiment exceptionnelle » : à Sainte-Marie-aux-Mines, la sécheresse a réduit le débit des sources alimentant en eau potable ce petit village alsacien, l’obligeant pour la première fois à recourir à des approvisionnements complémentaires par camion. (Photo de Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP)
Mi-août 2026, plus de 40 000 Français répartis dans des dizaines de communes subissaient une pénurie d’eau potable. Elles ont dû être ravitaillés par camion-citernes, un fait de plus en plus répandu chaque été. D’après le BBRGM, 63% des 1 860 points de forage surveillés affichaient mi-août des niveaux inférieurs aux normales de saison, contre 44% un an plus tôt à la même période.
Les Colombiens ont été frappés par un séisme de magnitude 7,4 le 10 août, le plus puissant de ce début de siècle. Il a fait plus de 330 morts et provoqué l’effondrement de milliers de bâtiments.
Au Japon, la préfecture de Kumamoto a été touchée par séisme de magnitude 7,1 qui a fait au moins trois morts et plus de 100 blessés.
Lundi 24 août, une tornade a touché la commune de Pomas, qui compte environ 1 000 habitants. 39 personnes ont été blessées. Deux personnes sont en urgence absolue, et 300 habitations touchées, selon la préfecture.
Dimanche dernier, partout en France, des vagues de précipitations violentes. Dans certaines régions, des grêlons de plusieurs centimètres de diamètre et des rafales de vent jusqu’à 100 km/h. Des milliers de foyers ont été privés d’électricité.
Au moins 359 personnes ont trouvé la mort dans les crues dévastatrices survenues au Népal. Les autorités chinoises ont fait état de trois morts sur le territoire du Tibet, portant le bilan provisoire total de la catastrophe à au moins 362 morts et plus de 1 300 disparus.
Un été infernal aux airs d’avertissement : nous avons plus de chance de devenir réfugié climatique que milliardaire.