Ce 21 mai, dans le cadre de l'examen du projet de loi d'urgence agricole, l'Assemblée nationale a adopté un amendement LFI interdisant l’importation d’aliments produits avec des pesticides interdits en France. Une façon de rétablir l’équilibre entre agriculteurs français et internationaux.
Enfin un peu de bon sens au cœur de la polémique loi d’urgence agricole, actuellement débattue à l’Assemblée nationale. Une majorité de députés a approuvé un amendement de La France insoumise, qui interdit toute importation de denrées produites avec un pesticide prohibé en France.
L’objectif est de permettre une « plus grande protection vis-à-vis de la concurrence déloyale que subissent un grand nombre d’agriculteurs », a expliqué Aurélie Trouvé (LFI), auteure de l’amendement. Ce dernier stipule que « ce qui est interdit à la production en France ne doit pas pouvoir être réintroduit par les importations ».
Voilà des années que les agriculteurs dénonçaient le phénomène. Alors que les français sont soumis à des normes sanitaires et environnementales, le marché français pouvait importer d’autres pays des denrées produites avec des substances interdites en France.
La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a tenté de s’opposer à cet amendement en prétextant qu’il ne sera pas applicable, car non conforme au droit européen. La Macronie, le PS et une partie de la droite ont voté contre. La disposition a été adoptée grâce aux voix de La France insoumise, du Rassemblement national et des Ecologistes (76 pour, 53 contre, 10 abstentions).
Malgré cette avancée, le projet de loi d’urgence agricole fait par ailleurs de nombreux cadeaux à l’agroindustrie, notamment en affaiblissant la protection de l’eau. Il doit être envoyé au Sénat après un ultime vote prévu le 2 juin à l’Assemblée nationale.
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