Le 11 novembre 2025, à Éréac dans les Côtes d’Armor, une fillette de 10 ans a reçu une balle en pleine cuisse alors qu’elle accompagnait son père lors d’une battue aux sangliers.
Mardi 11 novembre, une fillette d’une dizaine d’années, qui accompagnait son père lors d’une chasse au sanglier à Éréac, au sud de Lamballe (Côtes-d’Armor), a reçue une balle en pleine cuisse. Transportée à l’hôpital, « elle a pu regagner son domicile après examens », selon Nicole Drobecq, maire de la commune.
L’enfant portait une veste fluo, comme le veut la réglementation, mais aurait été victime « d’un ricochet » selon les chasseurs présents. Le tireur présumé, âgé d’une soixantaine d’années, a été entendu par la police. Son permis de chasse a été suspendu le temps que l’enquête soit terminée.
En France, rien n’interdit aux mineurs d’aller à la chasse. Ce laxisme concernant un loisir dangereux pose de nombreuses questions déontologiques, surtout lorsque les enfants se retrouvent forcés de faire des choses qu’ils jugent trop cruelles, comme nous l’évoquions pour le déterrage et l’abattage des renardeaux.
« Les drames impliquant des mineurs ne manquent pas, hélas : dimanche 29 septembre 2024, c’est un garçon de 4 ans qui a manipulé le fusil non déchargé de son père et lui a tiré dans le pied. En 2022, c’est une jeune chasseresse de 17 ans qui a tué la randonneuse Mélodie Cauffet, lors d’une battue aux sangliers dans le Cantal… », rappelle l’ASPAS dans un communiqué.
Ce nouvel accident arrive alors que le dernier bilan de l’Office français de la biodiversité (OFB) a révélé une hausse des accidents de chasse pour la saison 2024-2025, avec 11 chasseurs tués. L’établissement public rappelle tout de même que la chasse reste aujourd’hui « deux fois moins accidentogène qu’il y a 20 ans ».
« Il est totalement inadmissible qu’une minorité armée prenne en otage la nature plus de 6 mois de l’année, 7 jours sur 7, pour leur simple loisir, créant un profond sentiment d’insécurité chez les riverains, les promeneurs, les ramasseurs de champignons et autres usagers qui devraient pouvoir vivre en toute sérénité ! », tempête l’ASPAS.
L’ASPAS demande l’interdiction pour les mineurs de participer ou d’assister à toute action de chasse, mais aussi l’interdiction de la chasse le dimanche et les jours fériés pour protéger les autres usagers de la forêt.
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