À l’heure où les villes se densifient, une étude parue en novembre 2025 rappelle une évidence : le vivant nous soigne. La présence de plantes, y compris en intérieur, améliore notre santé mentale et permet de réduire les hospitalisations pour troubles mentaux.
Les plantes éviteraient un grand nombre d’hospitalisations
La dernière étude dans le British Medical Journal (BJM) apporte des preuves concernant l’exposition aux environnements verdoyants, qui réduit les hospitalisations pour troubles mentaux.
Les chercheurs ont analysé environ 11 millions d’hospitalisations, réparties dans sept pays (Australie, Brésil, Canada, Chili, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud, Thaïlande) sur près de vingt ans.
Le constat est clair : plus une zone est verte – donnée mesurée à l’aide de l’indice satellitaire NDVI – moins les habitants sont hospitalisés pour troubles psychiques.
D’un point de vue chiffré, il y aurait −7 % de risque d’hospitalisation pour trouble mental, toutes causes confondues, dans les zones les plus verdoyantes.
Si les villes augmentaient leur végétation de 10 %, certaines régions (Corée du Sud et Nouvelle-Zélande) pourraient éviter 1 000 hospitalisations pour 100 000 habitants chaque année. Un impact comparable à certaines interventions de santé publique majeures, selon les auteurs de l’étude.
Réduction du stress et du risque de troubles mentaux
Ces résultats s’accordent avec un large champ de recherche. Des travaux publiés dans BMC Psychology démontrent qu’arroser des plantes pendant seulement 15 minutes baisse la pression artérielle, modifie les ondes cérébrales vers un état de relaxation et augmente les émotions positives.
Pendant la pandémie, une étude parue dans IJERPH (MDPI, 2022) montrait déjà que la simple présence de plantes à la maison pouvait diminuer le stress puisqu’elles permettent d’activer des émotions positives.
Les citadins qui vivent dans les quartiers les moins végétalisés ont aujourd’hui un désavantage de santé mentale mesurable. Les chercheurs du BMJ estiment que l’absence de verdure représente un risque comparable à d’autres déterminants environnementaux importants comme la pollution, le bruit et la densité, mais est un paramètre beaucoup plus facile à corriger.
À l’échelle du collectif : planter des arbres, créer des jardins de poche, végétaliser les façades, densifier les parcs existants, encourager les potagers urbains. D’un point de vue individuel, installer quelques plantes chez soi devient un geste de soin.
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