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Acheter un smartphone reconditionné réduit son impact environnemental de 77% à 91 % par rapport au neuf

L’ADEME encourage ainsi à limiter le suréquipement, à allonger au maximum la durée de vie des appareils en les entretenant, en les faisant réparer et en achetant de l’occasion ou du reconditionnement lors de changements nécessaires.

Le 19 janvier 2022, l’Agence de l’environnement et de la maitrise d’énergie (ADEME) publie les résultats de deux études sur le numérique et ses effets sur l’environnement en France. L’ADEME souhaite alerter et informer les usagers des alternatives pour les réduire. Les études se concentrent sur la production de gaz à effet de serre, l’épuisement des ressources naturelles et la consommation d’énergie du secteur numérique.

Menée conjointement avec l’autorité de régulation des communications électroniques (Arcep), la première étude dresse un état des lieux de l’impact des services numériques en France à l’année. Les différents lieux et étapes de construction du numérique sont inclus ; l’ADEME se penche ainsi sur un cycle de vie complet, depuis l’extraction de la matière jusqu’à la fin de vie du produit.

La seconde étude, en concordance, mesure les bénéfices environnementaux générés par le reconditionnement du numérique, et plus particulièrement des smartphones.

Selon la première étude, les services numériques représentent 2,5 % du total des émissions de gaz à effet de serre par an en France, la même empreinte que le secteur des déchets.

Le numérique produit lui-même 20 millions de déchets par an, essentiellement par son exploitation de ressources naturelles, lors de la production. Chaque année, le numérique représente 10 % de la consommation électrique française.

60 à 90 % de l’empreinte numérique est due aux appareils du quotidien, ou terminaux, c’est-à-dire les points d’accès entre homme et réseaux informatiques (ordinateur personnel, poste de travail, smartphone, tablette tactile, etc). Les 10 à 40 % restants sont attribuables aux réseaux fixes, mobiles et aux centres de données informatiques (qui stockent et distribuent ces données).

L’ensemble du cycle de vie a un large impact environnemental, d’où l’importance de l’achat d’objets reconditionnés, et ainsi la mise au point de la seconde étude.

Selon cette dernière, par an, l’acquisition d’un smartphone reconditionné permet une réduction de son impact environnemental d’environ 77 à 91 % par rapport à un produit neuf. Ce choix permet également d’éviter l’extraction de 82 kilos de matières premières et de 23 kilos de gaz à effet de serre.

De même, dans les cas de reconditionnement où des pièces maitresses sont changées, telles que l’écran ou la batterie, l’impact environnemental demeure 2 à 4 fois moins important que dans la production d’un appareil neuf. Cette économie est valable même lorsque le reconditionnement est effectué dans des pays étrangers tels que les pays de l’Est ou la Chine.

L’impact environnemental est également le plus prépondérant lors de la fabrication.

L’ADEME encourage ainsi à limiter le suréquipement, à allonger au maximum la durée de vie des appareils en les entretenant, en les faisant réparer et en achetant de l’occasion ou du reconditionnement lors de changements nécessaires.

Le reconditionnement lui-même n’est pas exempt d’impact, l’ADEME recommande donc aux consommateurs de privilégier des produits locaux et d’éviter les reconditionnements trop récents afin d’encourager la longévité d’usage.

L’établissement public recommande également aux reconditionneurs de déployer des ateliers de réparation en France plutôt qu’à l’étranger, de collecter des téléphones usagés localement, d’utiliser et d’encourager les clients à fournir des pièces de rechange de seconde main. Afin de professionnaliser la démarche et de donner confiance, le service doit être de qualité et le service après vente efficace.

Le numérique est responsable de 3,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. L’augmentation des usages laisse à penser que cette empreinte carbone pourrait doubler d’ici 2050. Un citoyen français possède en moyenne 15 équipements connectés, contre 8 équipements pour la moyenne mondiale. L’ADEME démontre que réduire son empreinte numérique en favorisant le reconditionnement est pourtant possible.

Pour aller plus loin : La numérisation des sociétés devient un Léviathan énergivore hors de contrôle

Maïté Debove

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