Le milliardaire était jugé pour destruction en bande organisée d’espèces d’oiseaux protégées. Dans son domaine de chasse de 600 hectares, en Sologne, avait été découvert un cimetière d’animaux protégés, traqués avec des pièges et des armes illégales. La sentence vient de tomber.
Ce vendredi 23 octobre, une peine de deux ans de prison avec sursis a été prononcée par le tribunal correctionnel d’Orléans à l’encontre du milliardaire Olivier Bouygues, jugé pour destruction en bande organisée d’espèces d’oiseaux protégées sur son domaine de chasse en Sologne.
Les faits reprochés : « un charnier profond contenant des cadavres d’animaux et notamment des espèces protégées » dont des faucons crécerelles, grand cormorans, grandes aigrettes et buses, armes et pièges prohibés, livres de chasse et « fiches nuisibiles » sous-entendant l’existence d’un « système de primes » à l’abattage de chats sauvages ou de hérons cendrés, et un élevage d’environ 500 sangliers sans autorisation.
Le procès s’était ouvert début septembre. Olivier Bouygues était jugé avec cinq autres prévenus, parmi lesquels le régisseur et des gardes-chasse de son domaine de Fontenaille, d’une superficie de 650 hectares à La Ferté-Saint-Aubin, dans le Loiret.
Il a aussi été condamné à une amende de 750 000 euros, le maximum encouru, et au retrait de son permis de chasse pendant trois ans.