Face à la baisse « catastrophique » des populations de poulpes, constatée par les pêcheurs, la Tunisie a pris une décision exemplaire. Elle a interdit la pêche au poulpe sur tout son littoral pour empêcher sa disparition.
Depuis le 1er avril, la pêche au poulpe est interdite par le ministère de l’agriculture et de la pêche tunisien. Chaque année, les autorités fixent une période durant laquelle cette pêche est arrêtée afin de respecter le cycle de reproduction du céphalopode.
En 2025, alors que la pêche au poulpe avait débuté en novembre pour finir le 15 mai, la pêche a été arrêtée plus tôt par les autorités face à la baisse inquiétante des populations de poulpes. Elles n’ont pas donné de date de fin de l’interdiction.
« C’est une bonne décision, même si elle a été prise tardivement », a estimé auprès de l’AFP Ahmed Souissi, président de l’association Kraten.
« Ces dernières années, la pêche au poulpe a été épuisée par la surpêche, même hors saison, et aussi par le recours aux méthodes qui ne respectent pas l’environnement, ce qui a abouti à la raréfaction de cette espèce », a-t-il souligné.
Au-delà des conséquences désastreuses que cela pourrait avoir pour les écosystèmes marins, la disparition du poulpe entraînerait aussi la faillite des pêcheurs qui en dépendent. Certains d’entre eux se sont d’ailleurs déjà reportés sur d’autres espèces, à leur tour surpêchées.
La décision du gouvernement tunisien est donc à saluer.