En Serbie, les étudiants font tomber le pouvoir autoritaire. Au Brésil, Lula bat l'extrême droite ! Deux victoires qui redonnent de l'espoir à des millions de personnes.
Deux ans de mobilisation victorieuse en Serbie
Ils ont manifesté pendant deux ans. Ils viennent de faire tomber un pouvoir en place depuis 14 ans.
Tout commence en novembre 2024, lorsqu’un auvent s’effondre dans une gare, provoquant la mort de 16 personnes. Les étudiants dénoncent la corruption et réclament justice. Manifestations, blocages, mobilisation populaire : le mouvement prend une ampleur historique.
Et ce dimanche, l’impensable se produit. Les étudiants remportent les élections !
Face au mouvement étudiant, Aleksandar Vučić, qui domine la vie politique serbe depuis 2012, reconnaît sa défaite. La liste soutenue par les étudiants obtient une majorité au Parlement, selon les premiers résultats.
La preuve qu’un mouvement né dans la rue peut finir par faire basculer tout un pays dans les urnes.
Au Brésil, la défaite de l’extrême-droite
Pendant ce temps, à l’autre bout du monde, une autre victoire historique !
Au Brésil, Lula est réélu président avec 51,79 % des voix, face à Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Alors qu’il était arrivé derrière son adversaire au premier tour, Lula réussit une remontée spectaculaire.
Cette victoire a été arrachée grâce à la décision d’un juge de la Cour Suprême qui a prolongé les élections afin que des milliers de votants aient le temps de se rendre dans les urnes. L’équipe de campagne de Lula avait dénoncé le fait que des bus aient été retirés de la circulation dans des villes comme São Paulo, dirigée par un maire de droite, ou Salvador de Bahia, empêchant certains électeurs de voter.
L’extrême droite a voulu tricher pour reprendre le pouvoir. Les électeurs en ont décidé autrement.
Les Brésiliens “sont allés voter parce que nous avons réussi à les convaincre que le vote était très important pour garantir la démocratie”, a réagi le leader de gauche dimanche soir, depuis la mégapole de São Paulo, devant une foule en liesse.
La victoire de Lula est également un revers majeur pour Trump, qui voulait accroître l’influence américaine au sud du Río Grande. Désormais, le Brésil et le Mexique, les deux pays les plus peuplés d’Amérique latine, sont un contrepouvoir face à l’ingérence de Trump et leurs voisins d’extrême droite.
Ce qui se passe en Serbie et au Brésil doit nous redonner de l’espoir. Face au sentiment d’impuissance, ces victoires nous rappellent une chose essentielle : Quand les citoyens s’organisent, se mobilisent et participent à la vie démocratique, les choses peuvent changer.
En France aussi, une nouvelle génération fait entendre sa voix. L’espoir est là.