Magnifique victoire pour le bien-être animal. L’Indonésie est devenue le premier pays asiatique à interdire totalement les promenades à dos d’éléphant, activité pratiquée chaque année par des milliers de touristes. Cette interdiction, entrée en vigueur ce mois-ci, fait suite aux demandes des organisations de protection animale comme PETA, en raison des mauvais traitements infligés aux éléphants.
L’Agence indonésienne des ressources naturelles a confirmé dans un communiqué que l’interdiction de ces promenades, décrétée en décembre, était entrée en vigueur ce mois-ci dans tous les centres officiels touristiques et de préservation des animaux.
C’est une enquête accablante de PETA Asie qui a mis le feu aux poudres. L’enquête a révélé les abus subis par les éléphants utilisés comme attractions touristiques à Bali (notamment le Mason Elephant Park & Lodge et le Bakas Adventure Elephant Safari), au point de présenter des blessures et des cicatrices visibles.
« Les éléphants sont très souvent perdants dans l’industrie touristique. Les enquêtes de PETA ont démontré que les éléphants sont généralement enchaînés et frappés afin de les soumettre à ce type de promenades, » a commenté le président de PETA, Jason Baker.
De surcroît, laisser des éléphants enchaînés pour qu’ils puissent être prêts à l’emploi selon les souhaits des touristes va complètement à l’encontre de leurs besoins innés. Les éléphants sont des animaux très sociables qui vivent en troupeaux matriarcaux. En liberté, les éléphants peuvent parcourir jusqu’à 50 kilomètres par jour et rester actifs pendant près de 18 heures.
Très sensibles, ils sont connus pour enterrer et pleurer leurs morts. En Afrique, l’éléphant est même le premier animal terrestre non-humain connu à donner des noms à ses congénères.
PETA a salué cette décision, et exhorte d’autres pays asiatiques comme le Népal, la Thaïlande et l’Inde à suivre l’exemple. Léléphant de Sumatra est une espèce en danger critique d’extinction, sa population a drastiquement diminué en raison du braconnage et de la déforestation.
Cette interdiction vient donc donner de l’espoir à un animal déjà grandement fragilisé.
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