La Ville de Grenoble met des logements vides à disposition des SDF

En Novembre, la Ville de Grenoble a établi deux conventions avec des SDF pour qu’ils puissent occuper des maisons vides promises à la démolition. Cette petite révolution qui permet de paliler au problème de saturation des structures d’accueil en période de grand froid. Une démarche exemplaire pour les municipalités. Occuper des logements vides et répondre […]
22 décembre 2017 - Laurie Debove
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En Novembre, la Ville de Grenoble a établi deux conventions avec des SDF pour qu’ils puissent occuper des maisons vides promises à la démolition. Cette petite révolution qui permet de paliler au problème de saturation des structures d’accueil en période de grand froid. Une démarche exemplaire pour les municipalités.

Occuper des logements vides et répondre aux besoins d’hébergement d’urgence à Grenoble

Passé discrètement le 6 novembre 2017, cet accord permet une occupation temporaire des logements préemptés par la commune et inoccupés en attendant la réalisation ultérieure d’un projet immobilier. Deux conventions ont été signées avec les associations Tremplin, rue Argouge, et Les Passeurs, installée au chemin des Tournelles.

Pour Plume et Bobby, l’aménagement est la concrétisation d’un long dialogue avec la mairie : « 1 an et 8 mois de discussions. ». Ces habitués des squats et des hivers dehors sont heureux de pouvoir commencer leur projet. Grâce à la maison, ils vont pouvoir accueillir jusqu’à cinq personnes. Leur objectif ? Aider les jeunes en situation difficile, notamment lorsqu’ils ont des animaux, pour casser l’image du « punk à chien » et prouver que tout le monde a envie de s’en sortir. Ils souhaitent accueillir le plus de monde possible pour pouvoir les réorienter vers les associations qu’ils connaissent.

Un accord temporaire entre la mairie et les associations

D’une durée d’un an, renouvelable deux fois, cette convention s’achèvera quand la municipalité le souhaitera. Alain Denoyelle, adjoint au maire en charge de l’action sociale de la mairie de Grenoble, également vice-président du CCAS (centre communal d’action sociale), précise : «C’est une occupation temporaire, reconsidérée tous les ans et qui se termine quand le projet urbain prévu commence à être réalisé. On s’est mis d’accord là-dessus avec les associations».

Les occupants n’ont que quelques obligations : prendre une assurance et ouvrir des compteurs d’eau et d’électricité à leur nom pour habiter ces logements. Ce système de convention permettrait notamment de renouer le dialogue avec les squats et régulariser leur situation.

Ainsi, le squat de la rue Jay, créé en avril 2016, est toujours en place dans un immeuble appartenant à la Ville de Grenoble. Les discussions avec la mairie pour conventionner ce lieu ont déjà commencé. Bientôt une troisième convention ?

Crédit Photo : Charly D

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