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Main d’œuvre bon marché et exploitation, 220 millions d’enfants travaillent dans le monde

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L’observatoire des inégalités travaille actuellement sur un livret pédagogique axé sur le travail des enfants. Zoom sur ce phénomène qui touche 220 millions d’enfants à travers le monde. 

Travail et illégalité  

L’organisme indépendant d’information sur les inégalités « Observatoire des inégalités » édite un extrait de son prochain livret pédagogique axé sur les « inégalités expliquées aux jeunes ». Au sein de ce livret, « le travail des enfants » est mis en avant. 

Dans un premier temps, l’organisation internationale du travail (OIT) considère comme « enfants » les jeunes âgés de 5 à 17 ans. L’OIT précise également que le travail des enfants regroupe « l’ensemble des activités qui privent un enfant de son enfance, de son potentiel et de sa dignité tout en nuisant à sa scolarité, santé, développement physique et mental ».  

Depuis 2012, le nombre d’enfants qui travaillent dans le monde a diminué de 46 millions tandis que le nombre total d’enfants a augmenté, selon l’observatoire des inégalités. Une bonne avancée pour un phénomène qui reste, malgré tout, une vraie problématique des droits de l’homme. Aujourd’hui, environ 220 millions d’enfants travaillent dans le monde (soit 11%), dont 115 millions de manière illégale, mettant en péril leur santé et leur éducation. 

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Main d’œuvre bon marché et exploitation   

Dans le monde, sept enfants sur dix qui travaillent sont employés par leur famille et ne sont pas rémunérés. Un enfant sur quatre est salarié, et bien que dans certains pays il soit autorisé de travailler à partir de 15 ans, le travail des enfants regroupe des situations très différentes. 

70% des enfants qui travaillent seraient employés à des travaux agricoles ou textiles, mais l’OIT précise que 72 millions d’enfants occupent un emploi « dangereux ». En effet, les pires formes de travail comprennent l’utilisation des enfants dans les mines, dans les décharges, mais également dans des domaines de criminalité, de drogue et de prostitution. Par ailleurs, une grande part des enfants, notamment  en Afrique, constitue ceux qui sont enrôlés comme soldats. 

La convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) stipule que « chaque enfant a le droit de grandir dans un environnement qui le protège de la maltraitance et de l’exploitation et a le droit de ne pas faire la guerre ni de la subir ». Pourtant, 250 000 « enfants soldats » seraient toujours impliqués dans des conflits armés, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance. 

Une pauvreté plus forte que les lois ?  

La grande majorité des « enfants-employés » est en Afrique ainsi qu’en Asie-Pacifique. Représentant une main d’œuvre bon marché et plus docile face aux revendications des droits, les enfants sont largement exploités par les industries locales mais également internationales. 

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<p>Les défenseurs des droits de l’homme souhaitent instaurer des lois afin de mettre fin à cette exploitation, et ce de façon singulière pour chaque gouvernement. Des lois visant à empêcher le travail d’enfants ont déjà été mises en place par des entreprises, mais le suivi sur les chaines de production n’est pas forcément au rendez-vous (comme le rappellent les polémiques des multinationales telles que HP, Apple, Nike, Levis ou encore Gap).<span class= 

La vraie problématique du travail des enfants se trouve également au sein des familles. Les parents se voient souvent « forcés » d’envoyer leurs enfants travailler ou de les vendre à des employeurs pour survivre. 

Selon l’UNICEF, il est donc important de mettre en place des actions afin de réduire la pauvreté de ces foyers, d’améliorer les compétences des adultes pour ensuite permettre aux enfants d’accéder à une éducation, et ainsi à un revenu plus élevé à leur tour. 

De nombreuses actions sont mises en place par l’organisme au Burkina Faso, au Brésil ou encore au Népal afin d’améliorer la connaissance des parents sur les effets négatifs et dangereux du travail des enfants, mais également afin de (re)scolariser des enfants travailleurs. 

L’interdiction seule du travail des enfants ne suffit pas, il est nécessaire d’apporter des moyens suffisants afin de permettre l’éducation de chacun dans les pays les plus pauvres. 

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