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L’Éveil de la Permaculture, le film qui nous veut du bien

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Sur nos écrans en ce moment, ce film a retenu notre attention tant son sujet redonne espoir en la qualité des humains pour se réorganiser et former des groupes de résistance pour une nouvelle alimentation. Quand les perturbateurs endocriniens s’invitent aujourd’hui au menu des programmes présidentiels, on aime trouver ces coups de projecteurs sur des alternatives qui nous font du bien. Ce film trace un schéma didactique et pédagogique qui donne envie de se lancer.

Les néo-ruraux, ces citadins usés par le monde urbain migrent à nouveau vers les zones rurales. Qui de nous ne rêve pas de bien vivre, bien manger, de penser à son bien-être et celui de nos proches ? La permaculture veut bâtir un modèle de vie durable, résilient dont l’autonomie, le collectif et l’adaptation à la nature sont les socles. Pour apprendre à mieux se nourrir, certes, mais surtout repenser notre rapport au vivant.

Cultiver le collectif chez l’humain et dans nos jardins

Voltaire disait : « Pour être heureux, il faut cultiver son jardin ». Ce n’est pas chose facile quand il est prévu que 80% d’entre nous migrent vers les villes à l’horizon 2050 laissant déserts des territoires ruraux condamnés à l’exploitation agricole. Ce mot « exploitation », dans son caractère dominant et agressif, n’est pas un grand ami de la nature et la contraint souvent à produire en quantité, une seule variété. C’est ce qu’on pratique en masse dans l’hexagone : la monoculture. Bannie de la dynamique permacole, la monoculture n’aide pas la Terre à trouver des sources d’alimentation variées qui lui permettraient de se régénérer plus rapidement.

Voltaire disait : « Pour être heureux, il faut cultiver son jardin »

« Seul on va plus vite, à plusieurs on va plus loin » disait La Fontaine. La polyculture, justement associe des variétés complémentaires sur un même terrain pour que les atouts de chacune renforcent les faiblesses des autres. Ce principe de base laisse la nature prendre soin d’elle-même. L’humain n’est alors qu’un accompagnant de croissance. Cette collaboration étroite entre humains, végétaux et animaux s’inscrit dans la philosophie non-spéciste : chaque espèce fait partie d’une même chaîne et cohabite pour servir chacun, sans volonté dominatrice.

François Léger, Ingénieur agronome et professeur à l’université Agro Paris Tech, suit de près tous les projets émergents vers une agriculture qu’il nomme collaborative. Pour lui, son essor est symbole de l’échec de nos modèles de production agricole en silos : « il y a urgence d’une action collective pour déployer à grande échelle ces micro-systèmes de production résilients et écologiques ».

Designer en Permaculture, le métier de demain

Permaculture signifiait, à l’origine, agriculture permanente, puis le concept s’est élargi pour devenir culture durable. Rassemblant plusieurs pratiques écologiques, l’activité de design en permaculture rassemble à la fois des modèles d’organisation, d’aménagement, de culture, de planification et d’organisation d’un écosystème. Ce qui était une notion très abstraite se distingue aujourd’hui par plusieurs projets pilotes qui ont expérimenté et documenté la pensée théorisée dans les années 1970 par les Australien Bill Mollison (biologiste) et David Holmgren (essayiste).

Le pré-requis de tout esprit permacole est avant tout d’acquérir un sens aigu de l’observation et le goût de la patience. Cette démarche est un véritable éloge de la lenteur, un temps long qui permet d’aller au rythme du vivant, de notre corps, de la vie sans succomber à la pression extérieure énergivore. Une fois ce rythme intégré, place à la créativité dans les arbitrages de plantations et d’agencement. Le bon sens organise ensuite pour atteindre l’objectif final : l’autonomie alimentaire. Pour Pascal Depienne, de l’association Terre, Paille et Compagnie « On ne passe pas facilement de la posture de consommateur à permaculteur. Passer du rapport j’achète – je reçois à une logique bienveillante de donner – recevoir est un pas difficile, même pour une conscience convertie. » Le format d’éducation capitaliste que nous suivons depuis 30 ans nous contraint aujourd’hui dans ces formes d’actions. Un vrai travail personnel peut nous permettre d’envisager une telle approche.

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Le designer en permaculture devra pouvoir effectuer un plan d’aménagement, de cultures, d’élevage et d’organisation du collectif en charge de la mise en place et de l’accompagnement de l’écosystème. Ce plan prend en compte bon nombre de paramètres (climat, exposition, typologie du terrain, etc.) et se constitue dans le respect de 4 zones. La première centrale place le logement ainsi que les activités qui réclament un soin quotidien (cultures sous serre et basse-cour), puis les zones se suivent de façon circulaire à la première : maraîchage, élevage, arbres fruitiers et zone laissée en friche. Véritable université naturelle, cette dernière parcelle permet à l’homme d’apprendre, comprendre et « bio-mimer » en laissant des espèces se développer, migrer, s’installer seules et venir enrichir l’écosystème. Quelle belle zone pour l’explorateur !

Alors si la collaboration entre humains, végétaux et animaux est encore une utopie à l’échelle mondiale, elle existe pourtant bien à l’échelle locale. Tandis que beaucoup de formations en permaculture émergent et se remplissent, les installations, quant à elles, sont encore trop rares pour que le mouvement s’amplifie et impacte réellement l’ensemble de notre système. Mais ça ne saurait tarder ! Pour vous donner envie de passer le cap, partez à la découverte de « l’Éveil de la Permaculture » qui vous plongera dans un rapport optimiste à la vie, à nous.

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