Les animaux marins victimes de nos plastiques

8 millions de tonnes de déchets en plastique sont déversées chaque année dans les océans. Ils sont mortels pour d’innombrables espèces comme les tortues marines, qui ingèrent par exemple les sacs plastiques en les confondant avec des méduses.
19 janvier 2019 - Marine Wolf
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Refuser le plastique

Cette année, l’accord négocié en décembre 2018 à Bruxelles pour l’interdiction des objets en plastique à usage unique devrait être validé officiellement par le Parlement européen et par le Conseil de l’UE. Son application est prévue en 2021 dans les États membres. Cependant, de nombreuses associations incitent à ne pas attendre cette échéance pour refuser d’utiliser vaisselle jetable, pailles et cotons-tiges, autant d’objets qui représentent un fléau pour les animaux marins.

8 millions de tonnes de déchets en plastique sont déversées chaque année dans les océans. Ils sont mortels pour d’innombrables espèces comme les tortues marines, qui ingèrent par exemple les sacs plastiques en les confondant avec des méduses. À ceci s’ajoute la disparition des sites propices à la ponte, à cause des déchets jonchant les plages.

Un fléau pour les océans

Les coraux figurent également parmi les victimes majeures. Une étude menée en 2018 sur 159 récifs d’Asie et du Pacifique a montré que le plastique favorise la colonisation des récifs par des microbes pathogènes. Dans les récifs envahis par les déchets plastiques, le risque de maladie des coraux était multiplié par 20. Une donnée dramatique, les récifs constituant l’habitat de très nombreuses espèces.

De plus, les cinq vortex océaniques (océan Indien, Atlantique nord, Atlantique sud, Pacifique nord et Pacifique sud) continuent de grandir. Créées par les courants marins, ces gigantesques « soupes » de plastique comprennent des débris de toutes tailles se dégradant petit à petit sous l’effet des rayons UV. Ils finissent en de petites particules, les microplastiques, ingérés par les animaux marins.

Un recyclage insuffisant

L’interdiction du plastique, et en priorité du plastique à usage unique s’impose donc comme une nécessité évidente. D’autant plus que le recyclage, brandi par certains comme la solution miracle, est loin d’être suffisant.

D’abord, celui-ci ne peut s’appliquer à tous les types de plastiques. Certains matériaux trop gras ou trop fins, notamment les emballages, y échappent. Mais surtout, une étude publiée en juillet 2017 dans la revue scientifique de référence Science Advances a quantifié la totalité des matières plastiques fabriquées à l’échelle mondiale. 8,3 milliards de tonnes métriques ont été produites à ce jour. 91% des déchets plastiques n’ont pas été recyclés.

19 janvier 2019 - Marine Wolf
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