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Le nombre de naissances en France baisse pour la quatrième année consécutive

En 2018, l'indice de fécondité s'établit ainsi à 1,87 enfant par femme. Pour la quatrième année, la France s’éloigne du seuil permettant le renouvellement des générations qui est de 2,1 enfants.
18 janvier 2019 - Laurie Debove
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- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
- Format : 128 pages
- Impression : France

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L’INSEE a publié ce début d’année le bilan démographique de la France 2018. Avec une natalité en baisse et hausse du nombre de décès, le solde naturel n’a jamais été aussi bas depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. Le seuil permettant le renouvellement des générations s’éloigne de plus en plus, inquiétant certains experts sur la pérennité de notre modèle de protection sociale.

La population française a augmenté de 0,3 % en 2018 pour atteindre quasiment 67 millions d’habitants, plus précisément 66 993 000 habitants (dont 64 812 000 en métropole et 2 181 000 dans les départements d’outre-mer) au 1er janvier 2019.

L’INSEE nous apprend ainsi qu’en 2018, le solde naturel (la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès) est de + 144 000 habitants, tandis que le solde migratoire est estimé à + 58 000 personnes (la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année).

Crédit Photo : Luma Pimentel

Le solde migratoire concerne les entrées et les sorties de toutes les nationalités confondues, française incluse, il ne concerne pas exclusivement l’immigration. Pour l’INSEE, « l’augmentation de la population française est donc, comme par le passé, davantage tirée par le solde naturel que par le solde migratoire. »

Bien qu’il reste positif, le solde naturel n’a jamais été aussi bas depuis la fin de la seconde Guerre mondiale. Pour le géographe et démographe Gérard-François Dumont, « Cette baisse des naissances est avant tout liée à la diminution de la fécondité. »

En 2018, l’indice de fécondité s’établit ainsi à 1,87 enfant par femme. Pour la quatrième année, la France s’éloigne du seuil permettant le renouvellement des générations qui est de 2,1 enfants. Cette diminution de la fécondité s’explique par plusieurs facteurs : la diminution du nombre de femmes aux âges où elles sont les plus fécondes (de 20 à 40 ans), un âge moyen pour la maternité plus grand (30,6 ans en 2018), et un changement de mentalité dans les jeunes générations.

Crédit Photo : Valeria Zoncoll

Bien que la France reste l’un des pays les plus féconds d’Europe, selon les dernières données d’Eurostat, ce vieillissement de la population, couplé à un faible taux de renouvellement de la population, inquiète certains experts. En effet, cette tendance pourrait fragiliser notre modèle de protection sociale, déjà malmené par les réformes successives du gouvernement.

Pour l’UNAF, « Cette baisse est probablement le signe de difficultés et de contraintes croissantes pour les familles. Par ailleurs, c’est une tendance à haut risque pour la France, dont l’équilibre du système de solidarité (retraites, assurance maladie…) repose sur sa démographie ».

La gestion géopolitique de l’augmentation du nombre de retraités par rapport au nombre d’actifs est d’ores et déjà un véritable enjeu au Japon. La situation est devenue tellement critique que certains retraités japonais choisissent volontairement d’aller en prison pour échapper à la misère et à la solitude ! La prison devenant ainsi une « maison de retraite par défaut ».

« Laboratoire du vieillissement, le Japon pourrait perdre un tiers de sa population en âge de travailler d’ici 2040, soit 28 millions de personnes. Le vieillissement de la population du Japon engendre donc un défi géopolitique pour le Japon notamment parce le coût de ce que j’appelle la « gérontocroissance » ne peut plus être laissé exclusivement à la charge de la famille. En effet, pendant longtemps, la société japonaise traditionnelle se caractérisait par la cohabitation entre les générations. Or, désormais, le Japon ne peut plus demander à des enfants, souvent uniques, de soutenir leurs parents et leurs grands-parents, d’autant que chaque génération, aujourd’hui, tient à son style de vie. Les problèmes qui en découleront pousseront peut-être l’archipel à s’ouvrir à l’immigration, qui est l’une des solutions envisagées. » Gérard-François Dumont

Crédit Photo : Jens Johnsson

Certains pays de l’Union Européenne, en « hiver démographique » depuis les années 1970, dépendent déjà de l’immigration pour éviter un dépeuplement et le délitement de leur système social. Comme l’Allemagne qui a décidé en 2015 d’ouvrir le pays à l’immigration pour s’assurer une force vive, son taux de natalité étant inférieur à son taux de mortalité.

L’immigration, loin d’être une « crise » qui pénaliserait les pays accueillants, deviendra-t-elle la solution face au non-renouvellement des générations ?

18 janvier 2019 - Laurie Debove
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"Le plus souvent, les gens renoncent à leur pouvoir car ils pensent qu'il n'en ont pas"

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