L’activité humaine entraîne l’asphyxie de nos océans et c’est une catastrophe

L’air que nous respirons ne provient pas exclusivement des plantes mais également des océans. Une étude révèle cependant que l’océan a perdu 2% de son oxygène au cours des cinquante dernières années. L’asphyxie marine Selon une étude publiée en janvier par la revue de la Science et le CNRS, des chercheurs affirment que les océans […]
3 avril 2018 - La Relève et La Peste
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L’air que nous respirons ne provient pas exclusivement des plantes mais également des océans. Une étude révèle cependant que l’océan a perdu 2% de son oxygène au cours des cinquante dernières années.

L’asphyxie marine

Selon une étude publiée en janvier par la revue de la Science et le CNRS, des chercheurs affirment que les océans perdent leur oxygène et créent ainsi l’asphyxie de la faune marine.

En effet, le phytoplancton présent dans l’eau produit plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons. Mais les activités humaines entraînent des asphyxies, qui augmentent alors le réchauffement climatique et mettent en danger l’équilibre planétaire.

Menée par le Global Ocean Oxygen Network, groupe de travail créé en 2016 par la commission océanographique intergouvernementale de l’Unesco, cette étude est la première à analyser si largement les causes, les conséquences et les solutions de la « désoxygénation » des océans à travers le monde. Les analyses sont sans appel, « les océans manquent d’oxygène sur une étendue désormais aussi vaste que le territoire de l’Union Européenne », soit plus de 4.5 millions de kilomètres carrés. Chaque année, les océans perdraient un milliard de tonnes d’oxygène.

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Le constat

Ces zones en faible teneur d’oxygène, aussi appelées « zones mortes », ont atteint plus de 2% depuis 1960, les régions côtières étant généralement les plus touchées. Aujourd’hui, plus de 500 zones présentent une concentration d’oxygène inférieure à 2mg/litre (seuil utilisé pour délimiter l’hypoxie).

D’après les chercheurs, ce déclin proviendrait du changement climatique et l’agrémenterait à son tour, tel un cercle vicieux. En effet, l’activité humaine produisant du gaz à effet de serre causerait un réchauffement en haute mer. En d’autres termes, l’eau se réchauffe en surface, ne permettant pas à l’oxygène d’atteindre les profondeurs de l’océan quand, à l’inverse, sur les côtes, la production agricole, la pêche, ainsi que la pollution des eaux en seraient la cause directe. Recevant trop de nutriments, « les algues et bactéries se multiplient afin de se nourrir de ces excès, et consomment alors tout l’oxygène des eaux profondes ».

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Ainsi, les zones où l’oxygène baisse freinent la reproduction et la croissance des espèces, tandis que les animaux présents dans les zones « mortes » meurent d’asphyxie.  « On entend beaucoup parler de la pollution plastique et de la surpêche, mais ce problème suscite moins l’attention malgré son impact potentiellement catastrophique » estime Lyndsey Doods,responsable de la politique marine du Royaume-Uni WWF. En effet, hormis l’impact sur la vie marine, celui sur la santé et l’économie de l’homme serait colossal. WWf rappelait en 2015 que « l’économie bleue » représente plus de 350 millions d’emplois à travers le monde et pourrait générer 950 milliards de dollars de retombées économiques d’ici 2050 par le biais des énergies renouvelables, du tourisme, l’aquaculture ou encore la biotechnologie.

Les solutions possibles

Selon Denis Breitbug, scientifique, les actions locales telles que la mise en place de meilleures pratiques agricoles ou d’égouts, restent possibles afin de « réduire l’oxygène entrainé par les nutriments ».

Par ailleurs, la création d’aires marines protégées ainsi que des zones de pêche interdite restent préconisées par les scientifiques de l’étude.

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