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Haïti n’est pas Charlie. Ni Orlando, ni Bruxelles. Haïti rejoint la terre des oubliés

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Pour ceux que ça intéresse, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon s’est rendu sur place samedi 15 octobre pour constater la destruction quasi-totale de la partie Sud d’Haïti. Impuissant face à l’étendue des dégâts et l’absence d’intervention humanitaire, il a tout de même tenté de rassurer les habitants par ces mots : “Tous les gens dans le monde sont avec vous”. Des propos réconfortants, qui se veulent rassurants et protecteurs, mais est-ce bien vrai ?

Le monde a oublié Haïti. Ou du moins, ne l’a pas soutenu symboliquement, à travers la presse et les réseaux sociaux. Haïti n’est pas Charlie. Ni Orlando, ni Bruxelles. Haïti rejoint la terre des oubliés, où sont déjà le Gabon, la Syrie, et tant d’autres pays auxquels les médias tournent le dos. Le dessinateur espagnol Miguel Villaba Sanchez a imaginé cette illustration, pour attirer tant bien que mal le regard des internautes sur le sort du peuple haïtien.

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Les luttes et les peines émergent des guerres, du terrorisme et des catastrophes naturelles. Au milieu de ce spectacle macabre, des fonds tentent d’être récoltés pour venir au secours des uns et des autres. Concernant Haïti, 900 personnes sont mortes, environ 175 000 personnes sinistrées vivent dans des abris provisoires, et un million et demi d’Haïtiens ont besoin d’une aide humanitaire, selon l’ONU. Une aide humanitaire qui coûterait 120 millions de dollars, dont 13% seulement ont été pour l’instant récoltés. Un bilan dramatique pour un peuple déjà démuni depuis les ravages du tremblement de terre de 2010.

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« Je sais que la situation économique mondiale n’est pas favorable et je sais qu’il y a une certaine fatigue de la part de certains pays, mais la situation actuelle, la catastrophe qui a frappé ce pays à travers cet ouragan Matthew, est indescriptible. Je suis déçu par la réponse de la communauté internationale. J’espère sincèrement et j’exhorte les principaux bailleurs à prêter main forte » a déclaré Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations Unies.

À 90 minutes de Port au Prince, se trouve Miami. L’ouragan Matthew a effrayé les USA et la communauté occidentale. Mais à 90 minutes de Port au Prince, personne n’est mort. C’est ce que l’on appelle en journalisme, la loi de la proximité.

Crédit Photo : Miguel Villalba Sánchez

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