Grenoble récompensée pour ses cantines bio, locales et justes

Depuis 2014, la Ville de Grenoble met en place de nombreuses actions pour augmenter la part du bio et local dans sa restauration collective. Entre 2016 et 2018, la part de bio/local dans les cantines grenobloises est passée de 20% à 50%, avec un à deux repas végétariens instaurés chaque semaine.
9 novembre 2018 - Laurie Debove
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La ville de Grenoble a été récompensée lors des « Victoires des Cantines rebelles 2018 » pour son engagement bio, local et équitable. La Ville vise l’autonomie alimentaire et s’inscrit dans le mouvement des collectivités qui mettent en place une restauration collective bio, durable et accessible.

A Grenoble, plus de 3 000 repas bio et locaux par jour

Les Victoires des cantines rebelles sont l’événement phare d’Un plus bio, le réseau national des cantines bio. Depuis 2002, ce réseau a pour objectif de soutenir le changement des pratiques en restauration collective en introduisant plus de bio et de local dans les assiettes et d’infléchir les politiques vers plus de bio dans les cantines. Chaque année, un jury indépendant composé de personnalités du monde de l’alimentation et de l’agriculture biologique récompense les initiatives porteuses d’avenir. Les lauréats 2018 sont Saint-Just-de-Claix, Saint-Rémy-de-Provence, les EHPAD l’Obiou et Hostachy, La Couronne, l’association belge DEVENIRS et l’ariégeoise « l’Autruche », ainsi que la Ville de Grenoble.

Crédit Photo : Sven Scheuermeier

Depuis 2014, la Ville de Grenoble met en place de nombreuses actions pour augmenter la part du bio et local dans sa restauration collective. Entre 2016 et 2018, la part de bio/local dans les cantines grenobloises est passée de 20% à 50%, avec un à deux repas végétariens instaurés chaque semaine.

« Tout est lié : le végétarien c’est un enjeu de santé/nutrition, d’éducation au goût et de transformation des pratiques, d’économies d’eau, de lutte contre le gaspillage. Les cantines rebelles ne devraient plus être « rebelles » mais être les cantines majoritaires, nous nous y attelons et saluons l’engagement d’Un plus bio dans cette voie ! » Eric Piolle, Maire de Grenoble

La Ville de Grenoble vise ainsi l’autonomie alimentaire en participant à la création de nombreux lieux d’agriculture urbaine : 23 jardins partagés, 6 vergers, 60 jardins « à adopter » pour un total de 2,4 hectares de parcelles urbaines que les habitant-e-s peuvent cultiver. Le Centre horticole municipal produit déjà 2 tonnes de légumes frais par an qui couvrent 10% des besoins de la restauration collective de la ville. Nouveauté 2018 : une ferme urbaine en maraîchage bio de 1,2ha doit être installée au centre horticole de la ville.

Manger bio à la cantine ne coûte pas plus cher

Afin d’assurer une alimentation de qualité à tous, la Ville de Grenoble a mis en place une tarification solidaire. Dans les cantines grenobloises, le prix du repas commence à 0,77€ pour les quotients familiaux les plus bas et profite à 2 300 élèves. Cette tarification solidaire est également proposée dans certaines crèches et établissements pour personnes âgées.

Crédit Photo : Katherine Chase

Cette démarche s’inscrit dans les grandes conclusions rendues par le rapport d’Un plus bio sur l’état des lieux du bio dans les cantines françaises :

  • Manger bio à la cantine ne coûte pas plus cher
  • Manger bio et local, c’est possible
  • La protéine végétale fait une entrée en force dans les menus
  • Atteindre et dépasser 20% de bio dans les menus, c’est simple

Pour établir ce rapport, l’Observatoire national de la restauration collective bio et durable s’est intéressé au cas de 239 collectivités, 3401 cantines et donc 500 000 convives. Les cantines engagées maîtrisent notamment leurs coûts grâce à la lutte contre le gaspillage alimentaire, et la mise en place repas 100% végétariens.

« Les cantines de l’échantillon, toutes tailles et types de structure confondus, affichent un pourcentage moyen de 32 % de produits bio (en valeur d’achat) pour un coût matière première moyen de 1,88 € par repas (contre 20 % de bio et un coût matière de 1,80 € en 2017). Ce montant s’inscrit dans la moyenne nationale du coût d’un repas « conventionnel » en restauration collective, évalué entre 1,50 € et 2,00 € par le réseau de la restauration collective publique territoriale Agores (chiffres 2016). » Rapport 2018

Les résultats encourageants des lauréats des cantines rebelles le prouvent : il est possible de changer de pratiques pour une alimentation plus juste, saine et durable. C’est une question de volonté politique.

Image à la une : Mychele Daniau / AFP

9 novembre 2018 - Laurie Debove
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Tout va bien enfin, ça va aller Synopsis: En ce début d’année, l’économie mondiale est en chute libre et le climat social s’effrite de plus en plus. Des banques qui ne délivrent plus d’argent, une pénurie d’essence et des coupures d’électricité à répétition vont amener nos deux héros à prendre conscience que l’effondrement est à leur porte. Que faire quand tout s’effondre ? Quand partir ? Et surtout, où aller ?
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