Le GIEC, plus pessimiste que jamais sur le respect des accords de Paris…

Au sein d’un rapport préliminaire confidentiel, le GIEC fait état de nouvelles pessimistes. En effet, selon le groupe, il y aurait très peu de chance que l’on puisse contenir la hausse des températures globales, comme annoncé dans les accords de Paris. Un retard dans la lutte contre les changements climatiques Alors que les accords de […]
20 février 2018 - Maureen Gilmant
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Au sein d’un rapport préliminaire confidentiel, le GIEC fait état de nouvelles pessimistes. En effet, selon le groupe, il y aurait très peu de chance que l’on puisse contenir la hausse des températures globales, comme annoncé dans les accords de Paris.

Un retard dans la lutte contre les changements climatiques

Alors que les accords de Paris visent à contenir le réchauffement climatique à une hausse des températures globales de +1.5°C d’ici 2100, un rapport préliminaire du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) vient de fuiter dans les médias, révélant ainsi des nouvelles moins positives.

Les informations sont ainsi extraites d’une synthèse de rapport, commandée par la COP21 et destinée à être publiée en septembre. Dans cette synthèse on découvre notamment qu’il y a « peu de chances que l’on puisse contenir la hausse de température » sous le seuil défini par les accords de Paris. Selon les experts de l’ONU, ce seuil pourrait même être dépassé dès 2040, soit un réchauffement global et irréversible d’ici 22 ans.

En effet, dans ce document les chiffres sont alarmants. En 2017 la température moyenne mondiale dépassait déjà de 1°C le seuil de l’époque. Les experts affirment qu’avec le rythme actuel de pollution la température augmente de 0,17°C toute les décennies. Ainsi, 2100 porterait une hausse de température globale de 2,4°C. Ces résultats contredisent l’ensemble de la communication autour des accords de Paris ainsi que les discours politiques, prouvant que le climat change beaucoup plus vite que prévu.

Des conséquences dramatiques

Bien qu’aux yeux de certains citoyens un demi-degré semble insignifiant, le groupe d’experts rappelle qu’un dépassement, « même bref », de cette limite de réchauffement (+1.5°C)  aurait des « conséquences irréversibles sur la survie des espèces et des écosystèmes ». La différence entre 1.5°C et 2°C est donc fondamentale afin d’éviter les risques de catastrophes. Ainsi, augmentation du niveau des eaux, rendements agricoles limités, sécheresse et canicule pourraient être évités.

D’après les experts, il faudrait « des réductions rapides et en profondeur ». Dans ce rapport le GIEC exprime donc sa crainte sur les efforts fournis. Selon eux, les « promesses de réduction d’émissions de gaz à effet de serre » au sein des divers pays, rattachés à la COP21, ne seront pas suffisantes. Ces analyses démontrent une hausse de température qui serait 15% plus élevée que ce qui était prévu pour la fin du siècle dans les analyses précédentes.

Si ce rythme d’émission ne change pas, les chances de dépasser le seuil des +4°C seraient passées de 62 à 93%.

L’ONU appelle à l’investissement

Selon le 8ème rapport annuel de l’ONU, « emissions gap », si l’ensemble des parties de l’accord de Paris respectaient leurs engagements de réductions d’émissions, l’augmentation de la température sur la planète atteindrait 3°C avant 2100, l’objectif de 1,5°C ne serait donc pas respecté comme l’annonce le document du GIEC. Cependant si l’ensemble des pays investissaient dans de bonnes technologies, prenaient d’importants changements de comportements sociétaux et gouvernementaux alors il y aurait une chance de ralentir cette hausse et d’en diminuer l’impact.

Qu’il soit financier ou humain, l’investissement doit être fait afin de réaliser de vrais changements rapides. Ces résultats montrent que personne ne tire réellement la sonnette d’alarme alors même que les solutions prises par les gouvernements ne sont pas suffisantes.

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20 février 2018 - Maureen Gilmant
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