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« Il était une fois dans la vraie vie », un conte pour rêver de changer le monde

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Bien qu’ils occupent un moment ludique et de partage entre l’enfant et son parent, les contes viennent aussi structurer le rapport que l’enfant portera sur le monde, son monde. Support initiatique pour aider nos petits à se développer psychologiquement, leur rôle éducatif n’est donc pas anodin. Ces chroniques oniriques qui illustrent nos rêves ont l’indéniable mission de livrer des messages qui viendront nourrir notre inconscient. La plupart des modèles de référence que nous aurons adultes proviendront des informations que nous aurons lues, vues et entendues pendant les 7 premières années de notre vie.

Marc-Alain Descamps, psychanalyste et philosophe des contes de fées, affirme que « les contes traduisent l’inconscient collectif de la communauté qui les a sécrétés ». Il n’est donc pas rare de voir de nombreuses critiques sur les messages subliminaux que Perrault, Grimm ou Andersen ont intégré à leurs contes à une époque jugée aujourd’hui archaïque. Pour autant, il y a toujours un temps d’inertie entre le développement d’un nouveau paradigme social ou comportemental et leur mise en récit.

Maritza Abreo, colombienne qui navigue entre Paris et Bogota, a compris que l’offre jeunesse en littérature manquait terriblement de livres inspirant empathie, détermination, patience et écoute de soi, qualités et capacités dont nous avons davantage besoin dans notre génération interconnectée. Issue de la communauté d’entrepreneurs sociaux, Maritza a créé une maison d’édition indépendante Pitaya Editions pour raconter des histoires vraies issues de parcours d’individus qui aident au développement d’un monde plus ouvert et solidaire.

Si aujourd’hui, plus que jamais, nous offrions dès la maternelle, des histoires vraies, positives et inspirantes pour former le citoyen de demain, responsable, engagé et capable de véritablement s’intégrer à son époque ?

Le conte : fabricant d’humanité

Nos difficultés sociales, économiques, culturelles ou sanitaires illustrent aujourd’hui la complexité à vivre notre singularité dans un système qui mène à entrer dans la marche à défaut de trouver sa propre place. Les contes doivent aujourd’hui accompagner l’adulte de demain à respecter son individualité, en étant connecté à son environnement pour être résilient face aux changements qui s’opèrent et outillé pour vivre pleinement dans la société du futur.

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Pour son premier livre, Pitaya Edition a choisi de raconter l’histoire de Diana Sierra, une femme née dans la campagne colombienne où l’éducation n’est pas prioritaire et qui, aujourd’hui, embrasse un beau parcours de designer oeuvrant à son tour pour la scolarisation des jeunes filles en Afrique. Son parcours est conté aux enfants dans l’ouvrage « Diana, un, deux, trois, une voix » et leur explique l’enjeu de trouver sa propre voie pour ainsi exprimer sa voix dans le monde.

Sortir des éternels clichés des contes enfantins où le grand méchant loup vient effrayer une jeune fille esseulée et souvent orpheline ou encore un ours brun vivant dans une famille résolument traditionnelle, n’est pas encore chose facile.

D’autres maisons d’édition tentent de proposer des collections innovantes. Par exemple, Amaterra développe des aventures oniriques proches du surréalisme où symbolisme et monde subtil invitent à beaucoup de poésie. Oskar Editions ou Talents Hauts se spécialisent, quant à eux, sur des thématiques clés du développement de l’enfant : rivalité dans la fratrie ou peur de l’abandon pour une littérature sans tabou.

A nous aujourd’hui d’inventer de nouveaux récits à l’heure où les enfants de notre siècle se préparent à des enjeux prometteurs. Sortons nos plumes, changeons de registre et lisons des histoires accompagnant une éducation innovante. Nos enfants ne méritent que ça !

Source: Europsy

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