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En Ecosse, un écovillage bâti en fûts de whisky recyclés

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Rendez-vous en Ecosse, sur la terre des méga-choux, où a fleuri un éco-village qui regroupe aujourd’hui plus de 500 habitants. Autonomes sur le plan alimentaire et énergétique, les maisons sont construites avec des fûts de whisky recyclés !

La légende de Findhorn

A la fin de l’année 1962, près du parc de Findhorn, au Nord de l’Ecosse, s’installent des semi-nomades en caravanes. Dans ce lieu, fort de sa réputation de mauvais hôte et de sol infertile, les tentatives de plantations de la petite troupe semblent sans succès. Entouré par les dunes et constamment fouetté par des vents violents, cultiver cet espace paraît sans espoir. C’est à ce moment que de gigantesques choux, d’environ une vingtaine de kilos sortent de terre comme si la nature espérait un lever de chapeau. L’information a fait le tour des médias. Ceux-ci ont également participé à la construction de l’image de Findhorn et au développement soudain de sa communauté. En 1986, l’ONG qui structure la communauté, la Findhorn Foundation et l’activiste américain Roger Douda décident de faire de cet espace unique un écovillage. C’est donc le premier d’Europe.

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Effluves de whishy écossais

La particularité de cet écovillage façonné autour de petites maisons de 26m2 est que les murs sont faits de fûts de whisky recyclés provenant d’une distillerie voisine, la maison Haig. L’isolation est faite de pierre locale et de mottes de paille et les toits sont entièrement végétalisés. Grâce à ces matériaux ingénieux et efficaces, la communauté affiche une des plus faibles empreintes écologiques d’Europe : 2,6 hectares par habitant « d’après les mesures réalisées en collaboration avec le Stockholm Environment Institute de York et l’écoquartier londonien de Bed Zed ».

Communauté circulaire et pertinente

Les jardins communautaires s’étendent sur 3 hectares et produisent une trentaine de variétés de légumes biologiques – ceux qui ne sont pas cuisinés au centre communautaire ou consommés sur place, sont ensuite livrés aux abonnés d’un programme de panier bio via l’association Earth Share. Egalement, les résidus provenant des déchets des composts sont promis aux agriculteurs voisins et les eaux usées sont traitées sur place avec un processus basé sur le travail des bactéries appelé The Living Machine. Si la communauté de Findhorn jouit d’une indépendance alimentaire, elle est également auto-suffisante en énergie grâce à 4 éoliennes ; c’est sans doute avec un léger sourire que la communauté reverse un excédent d’énergie au réseau national britannique. Prochaine étape : une chaudière en bois pour chauffer les espaces communautaires.

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Victime de son succès

Les 500 habitants de la communauté Findhorn continuent d’accueillir de nouveaux arrivants. Si 25 logements supplémentaires sont en cours de construction, les personnes déjà séduites et les curieux continuent d’affluer. Ce tournant fait envisager à la communauté de se scinder en plusieurs micro communautés pour des raisons d’organisations et de fluidité. Cette communauté lancée par des choux de 20 kilos a de beaux jours devant elle et constitue surtout un exemple pour les initiatives écologiques.

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