Du cuir à base de champignon pour sauver les animaux, une idée de génie !

Fondée en 2013, la start-up MyCoWorks n’a de cesse de nous surprendre. Elle est aujourd’hui capable de travailler le champignon pour en faire toute sorte de matière ; cuir, brique, bois ou encore plastique. MyCoWorks est spécialisée dans l’étude du mycélium. Depuis sa création par Philip Ross, artiste élaborant des œuvres d’art à l’aide de […]
3 mai 2017 - Celine Blervacque
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Fondée en 2013, la start-up MyCoWorks n’a de cesse de nous surprendre. Elle est aujourd’hui capable de travailler le champignon pour en faire toute sorte de matière ; cuir, brique, bois ou encore plastique.

MyCoWorks est spécialisée dans l’étude du mycélium. Depuis sa création par Philip Ross, artiste élaborant des œuvres d’art à l’aide de champignons, l’entreprise s’est agrandie et comprend aujourd’hui des ingénieurs, des designers et des scientifiques. Tous se sont rendus compte du champ des possibilités que le mycélium du champignon offrait. Petit à petit et de partenariat en partenariat, les prestigieuses universités américaines telles que Stanford, Columbia et Berkeley se sont également jointes au projet.

Récemment l’entreprise a proposé ses briques au secteur du bâtiment, briques plus résistantes et plus écologiques, mais a dû abandonner devant la difficulté d’aligner ses prix avec le béton. Elle se lance aujourd’hui dans la création de cuir.

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Adapter la pousse du mycélium afin d’obtenir des cuirs différents

Il n’y a pas uniquement la volonté de respecter les animaux, il y a aussi l’envie de protéger la planète contre l’émission de CO2 produite par l’élevage. Le cuir de champignon n’a quasiment pas d’empreinte carbonique et est un matériau durable. Son prix est de 5 euros les 929 cm2. Par conséquent ce cuir est capable de révolutionner le monde du textile, de plus il est possible d’adapter la pousse du mycélium afin d’obtenir des cuirs différents.

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Quelques semaines seulement sont nécessaires contre 3 ans d’élevage intensif

MyCoWorks se sert de déchets organiques pour faire pousser son mycélium. Ce dernier contenu dans un moule va se densifier et devenir un réseau de fibres. À la fin le produit est séché puis mis au four pour tuer tous les organismes. Il faut, grâce à ce procédé, quelques semaines seulement alors que l’élevage intensif requiert 3 ans. D’ici la fin de l’année la start’up aimerait proposer son cuir à des artisans. Certains sont déjà d’accord quant à la vente de celui-ci fin 2017, début 2018. MyCoWork se lance alors dans la concurrence avec le cuir animal. Pourvu qu’ils l’emportent !

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3 mai 2017 - Celine Blervacque
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