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Les collants sont aussi touchés par l’obsolescence programmée

Bien que ces pratiques soient punies par la loi tous les secteurs semblent utiliser l’obsolescence programmée afin de faire toujours plus de chiffre. L’association Halte à l’Obsolescence programmée nous révèle une nouvelle enquête.  La course à la (sur)consommation  On le rappelle, l’obsolescence programmée représente l’ensemble des techniques mises en place afin de « réduire la durée […]

Bien que ces pratiques soient punies par la loi tous les secteurs semblent utiliser l’obsolescence programmée afin de faire toujours plus de chiffre. L’association Halte à l’Obsolescence programmée nous révèle une nouvelle enquête. 

La course à la (sur)consommation 

On le rappelle, l’obsolescence programmée représente l’ensemble des techniques mises en place afin de « réduire la durée de vie d’un produit » et ce, afin de le remplacer régulièrement. Instaurée en 2015 par la loi Hamon, l’obsolescence programmée est, depuis cette date, reconnue comme « un délit » pouvant conduire à une peine de prison de deux ans et jusqu’à 300 000 euros d’amende. 

Les mentalités changent et l’obsolescence programmée ne semble plus tolérée par la protection des consommateurs. En effet, en Novembre dernier, une enquête préliminaire avait alors fait parler d’elle pour « obsolescence programmée » et « tromperie » à l’encontre du fabricant japonais Epson. L’enseigne était alors accusée d’avoir mis en place des techniques afin de raccourcir « délibérément » la durée de vie de ses produits, imprimantes et cartouches. Cette action judiciaire été une première en France selon l’association spécialisée « Halte à l’Obsolescence Programmée » (HOP). 

Tous les domaines touchés 

Dans cette course à la surconsommation, tous les secteurs semblent touchés. Alors que les smartphone, les produits électroménager et high tech sont sur le devant de la scène quant à leur durée de vie de plus en plus courtes, le textile, et notamment les collants, sont aujourd’hui accusés par un rapport de l’association HOP. 

Selon l’étude, la durabilité des collants concerne des millions de consommateurs, et leur obsolescence multiplie le potentiel d’un marché déjà très fructueux.

En effet, sur 3000 personnes interrogées, un collant ne dépasserait pas 6 utilisations dans 72% des cas. Les répondants à l’enquête jugent même les collants « hors d’usage » après 3 utilisations dans 40% des cas. En France, 130 millions de paires de collants sont vendues. chaque année. Sur ces 130 millions, 104 millions sont jetés à la poubelle. Ainsi, les clients dépensent plus d’une centaine d’euros par an. En plus du réel impact économique pour les clients, l’impact environnemental entre également en jeu: le produit n’est pas recyclable et se voit directement incinéré. 

Pourtant, ce marché reste largement équipé en termes de technologie. En effet, l’association affirme dans son communiqué, que des intrants chimiques entrant dans la fabrication de collant déterminent leur résistance et donc leur durée de vie.  « On peut légitimement dire que les fabricants peuvent jouer sur les additifs chimique pour rendre un collant plus ou moins robuste et ainsi programmer sa fin de vie ». 

L’association dresse alors une liste des « bons et mauvais élèves » selon la durabilité des collants que les marques fabriquent. Avec une note de 3 sur 5 en matière de durabilité, la marque Wolford est la mieux classée. Au contraire, les marques de grandes surfaces ou encore Well, H&M et Golden lady récoltent une note de 1.6 et 1.9 sur 5. Même les marques mettant en avant une promesse produit de « qualité » et de « durabilité », comme DIM, n’obtiennent que 2 sur 5. 

Selon l’association HOP, « aucune offre des grandes marques ne semble correspondre aux attentes des consommateurs en matière de durabilité. C’est pourquoi nous appelons les marques à s’emparer réellement de cet enjeu essentiel pour les client(e)s et pour l’environnement ». 

En parallèle de son étude, HOP met en place un « appel pour des collants durables » et invite les consommateurs à le signer. Au sein de cet appel, l’association réclame des modèles d’exposition afin que les consommateurs puissent « juger par eux même la qualité du tissu ». En parallèle, l’association souhaite qu’une réelle garantie de durabilité soit mise en place ainsi qu’un réel effort de recyclage. 

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