Chien, chat, cheval, mais aussi lama, âne, chèvre, sont de plus en plus utilisés comme médiateurs, pour les personnes avec des handicaps, dans les EHPAD ou les écoles.
À la maison de retraite Korian des Alpilles, c’est un cheval qui fait le tour des chambres avec son maître équithérapeute. Le cheval, rassure, réconforte, mais il est aussi sensible aux émotions que la personne ne verbalise pas nécessairement ou n’a pas l’occasion d’exprimer. Déjà au quatrième siècle avant notre ère, Xénophon, disciple de Socrate, disait :
« Le cheval est un bon maître, non seulement pour le corps mais aussi pour l’esprit et pour le cœur. »
Face à un animal plus fort que soi, la communication est indispensable pour entrer en contact. L’équitérapie permet de soulager de nombreux symptômes comme l’autisme, la schizophrénie ou les troubles du langage.
Le soin qu’on apporte aux animaux permet de réactiver des principes de la relation mère/enfant nécessaires à la construction de l’individu, qui ont parfois été coupés chez des personnes souffrant de certains troubles psychiques.

Sur le site de l’institut français de zoothérapie, qui forme 80 % des thérapeutes intervenant avec des animaux, on peut lire :
« La médiation par l’animal permet de développer différents champs d’interventions aussi bien thérapeutiques qu’éducatives que psychologiques. »
Dans les EHPAD, la mémoire des personnes âgées est stimulée par le contact avec les animaux à Korian les Alpilles, l’atelier avec le cheval est donné avec les enfants d’une école maternelle. Le rapport à l’animal est ainsi doublé d’un lien intergénérationnel. L’attention, la concentration, la mémoire sont stimulées par le contact avec les animaux, qui n’émettent pas de jugement sur les personnes qui se sentent au quotidien diminuées.
Le contact avec les animaux permet à notre corps de réveiller des langages que nous n’avons pas appris à utiliser ou que nous dénigrons. Les ondes à basse fréquence du ronronnement du chat facilitent la sécréation de sérotonine, qui lutte contre les états d’anxiété et de dépression, le mouvement du cheval sur lequel on monte qui stimule la psychomotricité. De quoi nous soigner mais aussi nous apprendre beaucoup sur nous-mêmes.