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Cette start-up veut remplacer les espaces publicitaires par des œuvres d’art

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Afin de lutter contre la forte présence de la publicité et remettre l’art dans la rue, une start-up bordelaise nommé Oboem a pour objectif de remplacer les espaces publicitaires de la ville par des œuvres artistiques. Cette démarche permettra de promouvoir l’art ainsi que des artistes émergents.

Peut-être que nous assisterons à un changement très prochainement. Imaginez-vous en train d’attendre votre métro, tramway, train ou encore votre bus en contemplant des œuvres d’arts plutôt que de vulgaires pubs liées aux cosmétiques ou aux voitures. C’est exactement l’objectif de la start-up bordelaise Oboem. Un seul hic, qui dit pub dit argent dit consommation et profit. En effet, l’acquisition d’un espace publicitaire n’est pas donnée. Comptez environ 7.000 euros pour occuper une centaine de spots pendant une semaine seulement.

Mais l’entreprise a su gommer ce problème en trouvant une solution 2.0, le financement participatif. L’idée avait germé lors d’un voyage en Amérique Latine il y a six mois. « Au Chili, on a découvert ces fresques de street art magnifiques qui égaient les rues de Valparaiso. On est rentré, on a réfléchi pendant cinq mois à comment remettre l’art dans la rue et on a trouvé la réponse : le financement par la foule. » Explique Olivier Moss, co-fondateur de la start-up avec son amie Marie Toni.

Lutter contre la pollution visuelle

Dans une société de consommation individualiste et en recherche constante de profits, l’abondance de pubs nourrit ces comportements. La publicité est une véritable pollution, elle crée perpétuellement des désirs, qui sont, en grande majorité, de faux désirs car elle nous entraine à consommer des biens dont nous n’avons pas besoin. De plus, elle déforme et rabaisse l’image de la femme en l’utilisant comme outil de vente ce qui peut ensuite se traduire sur le comportement des gens vivant en société. L’art, lui, est neutre et booste notre créativité.

L’idée de cette start-up pourrait avoir des retombées positives, remettre l’art au cœur de la société, mettre en avant les œuvres de jeunes artistes émergents et accroitre l’intéressement des gens pour cette matière. Ajoutée à cela, la lutte contre la pollution publicitaire doit prendre de l’ampleur et c’est en commençant par diminuer la publicité au quotidien que nous arriverons à nous en détacher.

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