Cette larve dévore le plastique en un rien de temps… Elle pourrait bien sauver notre terre

Les scientifiques s’intéressent en ce moment à la larve de la fausse teigne de la cire. Elle serait capable de nettoyer les océans de nos déchets plastiques plus rapidement que les méthodes élaborées jusqu’ici. Cette larve sous le nom scientifique de « Galleria Mellonella » est jugée depuis toujours comme dangereuse. En effet, dès les premières secondes […]
27 avril 2017 - Celine Blervacque
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Les scientifiques s’intéressent en ce moment à la larve de la fausse teigne de la cire. Elle serait capable de nettoyer les océans de nos déchets plastiques plus rapidement que les méthodes élaborées jusqu’ici.

Cette larve sous le nom scientifique de « Galleria Mellonella » est jugée depuis toujours comme dangereuse. En effet, dès les premières secondes de sa naissance, elle détruit ce qui l’entoure notamment dans les ruches. Mais on vient de lui trouver une caractéristique : outre le miel, elle raffole du plastique.

« L’héroïne de la biodégradation »

Devenue l’héroïne de la biodégradation, elle mange le polyéthylène produit à plus de 80 millions de tonnes chaque année et généralement déversé dans les océans. Ce composé chimique – fait de longues chaînes d’atomes et de liaisons carbonne-carbonne particulièrement solides – met environ 400 ans avant de disparaître dans la nature. D’ailleurs, il a été jusqu’en 2000 considéré comme non-biodégradable. Ensuite sont venues l’utilisation d’acide nitrique, procédé extrêmement long et corrosif, puis peu après, la découverte d’une bactérie alimentaire dans l’intestin de la larve Plodia Interpunctella, seulement capable de manger de très fins films du polyéthylène et ce, de manière très lente soit 0,13 milligrammes par jour…

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Elle transforme le plastique grâce à une substance créée par ses glandes salivaires

Au Royaume-Uni, des chercheurs de l’institut de biomédecine et de biotechnologie de Cantabrie ont alors expérimenté cet asticot sur un sachet plastique. Ils en ont mis une centaine et ont remarqué l’incroyable : l’endommagement du sac en moins d’une heure. Ils confient dans leur étude que les premiers trous sont apparus après 40 minutes et qu’au bout de douze heures la masse du plastique avait été réduite de 92 milligrammes. De plus, ils concluent que la larve ne mange pas uniquement ce matériau, elle le transforme en éthylène glycol grâce à une substance créée par ses glandes salivaires. Il leur reste désormais à définir ce processus moléculaire qui pourrait révolutionner le monde !

Sur la toile, bon nombre de personnes la considèrent déjà comme la bête envoyée par Dieu pour sauver la planète.

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27 avril 2017 - Celine Blervacque
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