Besoin d’évasion ? Devenez boulanger, mécanicien ou plombier en Antarctique !

L’Institut Polaire français recherche des mécaniciens, boulangers ou encore des plombiers pour l’ensemble de ses bases scientifiques situées en Arctique et Antarctique. Une campagne de recrutement pas comme les autres Chaque année L’Institut Polaire Paul Emile Victor, chargé de financer et mettre en œuvre les programmes de recherche français dans les régions polaires, recrute une […]
13 février 2018 - Maureen Gilmant
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L’Institut Polaire français recherche des mécaniciens, boulangers ou encore des plombiers pour l’ensemble de ses bases scientifiques situées en Arctique et Antarctique.

Une campagne de recrutement pas comme les autres

Chaque année L’Institut Polaire Paul Emile Victor, chargé de financer et mettre en œuvre les programmes de recherche français dans les régions polaires, recrute une quarantaine de personnes afin de relever le personnel déjà en place sur ses six bases scientifiques.

Situées en Arctique (Spitzberg), en Antarctique (Dumont d’Urville et Concordia) ainsi que sur les iles subantarctiques (Amsterdam, Crozet et Kerguelen) ces bases offrent un cadre de travail rude ainsi qu’une expérience riche comme en témoigne les anciens « hivernants ». « C’était génial » explique Claire Le Calvez, ancienne hivernante sur la base de Dumont d’Urville puis Concordia. « Au niveau découverte du milieu naturel c’est génial, ce sont des souvenirs dont on garde la trace toute sa vie ».

Aujourd’hui à l’heure de recruter de nouvelles équipes, les profils scientifiques ne manquent pas. Mais la palette des métiers recherchée est vaste, l’institut est alors à la recherche de métiers en tant que magasinier, menuisier, plombier, chaudronnier, mécanicien, électronicien, boulanger ou encore cuisinier, moins informés de leur programme.

« On reçoit beaucoup de profils de biologistes, mais pas assez de mécaniciens ou d’outilleurs, car ces derniers ne nous connaissent pas ».

Cette année la campagne de recrutement en ligne a pour objectif d’inciter davantage ces cœurs de métiers à postuler mais également d’obtenir d’avantage de parité. En effet, sur la base de Dumont D’Urville, il n’y a que 6 femmes pour 24 hommes.

Une aventure d’un an au milieu de la banquise

Au-delà des compétences requises, il est nécessaire d’être passionné par son métier mais également d’être en bonne santé ! En effet, pour faire partie de ces 40 postes réservés à des volontaires de services civiques (de 12 à 14 mois rémunérés 1024 euros, nourri et logé) des tests sont nécessaires. « On vérifie qu’ils sont aptes physiquement à faire ce type de mission et psychologiquement qu’ils sont aptes à vivre sur un site isolé, en collectivité et dans des conditions parfois extrêmes » explique la responsable des recrutements.

Alors si vous avez plus de 18 ans cette expérience unique est peut-être faite pour vous !

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