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Vous avez cru que si les gens savaient, ils se révolteraient… Une lettre bouleversante

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Aujourd’hui à la une du Monde, un cri d’alarme. Un de plus… celui de 15 000 scientifiques. Un cri auquel Émile Zola n’aurait pas manqué de participer de toutes ses forces. Que peuvent encore les mots ?

Monsieur Zola,

Vous avez cru qu’en montrant les choses, on pouvait les changer. Que si les gens savaient, ils se révolteraient. Eh bien Monsieur Zola, sachez qu’aujourd’hui, on sait tout. Avec internet, les bibliothèques ouvertes à tous, les tables rondes, les journalistes d’investigation qui tiennent encore le coup.

On sait la forêt amazonienne qui disparaît pour notre Nutella et notre papier-cul,
On sait les hamburgers Macdo qui ne pourrissent jamais et qui tuent les restaurants locaux.
On sait les enfants thaïlandais qui trempent les mains dans la teinture chimique de nos vêtements pas chers.
On sait les esclaves sur les bateaux de pêche à la crevette en Thaïlande.
On sait.

À mesure que s’amassent les ruines de notre système économique, de nos modèles de société, de l’équilibre de la planète, quelque chose fait encore bouger de le balancier. Des contre-forces émergent. Mais elles sont si disparates encore, et si nouvelles, que leur puissance est diluée. De fines percées de lumière dans une tempête qui ne cesse de grandir.

Mais j’ai peur que ce monde-ci n’attende pas. La destruction est une vieille fille, elle a de l’expérience. Elle travaille bien plus vite que la création.

(Extrait de la Lettre à Émile Zola tirée du livre Lettres à ma génération ed Michel Lafon de Sarah Roubato)

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