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75 % des ménages français ont utilisé au moins une fois un pesticide dans l’année

Cette étude révèle que 75 % des ménages ont utilisé au moins un pesticide dans l’année écoulée. Ce sont principalement les produits pour protéger les plantes, les biocides pour lutter contre les insectes rongeurs ou parasites, ainsi que les médicaments vétérinaires pour lutter contre les poux puces et tiques.
25 octobre 2019 - Sarah Roubato
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- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
- Format : 128 pages
- Impression : France

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Lorsqu’on parle de pesticides, on pense immédiatement aux agriculteurs épandant des produits sur les champs, et aux collectivités utilisant ces produits pour entretenir les espaces verts. Le débat autour du glyphosate a exacerbé les tensions entre citoyens soucieux de leur santé et de la protection du vivant, et agriculteurs qui ne peuvent pas effectuer la transition du jour au lendemain, se sentant méprisés et parfois attaqués. Mais nous oublions parfois de tourner nos yeux plus près de chez nous, tout simplement dans nos maisons.

L’ANSES, Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, a sorti ce mois-ci une étude datant de 2014 – pourquoi tant de temps, difficile à savoir – nommée Pesti’home, qui étudie l’utilisation des pesticides utilisés dans les habitations. L’étude porte sur plus de 1 500 ménages français et constitue la première étude de ce type à échelle nationale.

Cette étude révèle que 75 % des ménages ont utilisé au moins un pesticide dans l’année écoulée. Ce sont principalement les produits pour protéger les plantes, les biocides pour lutter contre les insectes rongeurs ou parasites, ainsi que les médicaments vétérinaires pour lutter contre les poux puces et tiques.  

Les produits les plus utilisés sont donc des insecticides. Face aux insectes, nous adoptons souvent des comportements drastiques inefficaces coûteux et polluants. Ainsi, avant de passer aux répulsifs, faut-il s’assurer de ne laisser aucun élément susceptible de retenir l’eau, depuis les gouttières les pneus laissés dehors ou les poubelles ouvertes, jusqu’aux soucoupes des pots de fleur. Introduire des espèces prédatrices des larves comme certains poissons, mais aussi les grenouilles crapauds ou salamandres. Ensuite, accepter de porter des vêtements longs en été pour se protéger des piqûres. Autant d’étapes qui précèdent l’utilisation de répulsifs

La surconsommation de produits répulsifs s’insère dans la sur-utilisation de produits d’entretien en général dans les maisons. Selon 60 millions de consommateurs et l’étude Ademe, la pollution est sept fois plus importante à l’intérieur des maisons qu’à l’extérieur. Le magazine pointe l’étiquetage complexe. Et plus encore que la multiplication des produits, c’est bien la quantité d’un seul produit souvent surconsommé qui est en question. 

L’étude ne s’arrête pas aux emplois de ces produits, mais aussi à leur usage. Elle révèle que un tiers des ménages ne lit pas les précautions d’emploi, et 29% seulement respectent les conditions d’utilisation des répulsifs. 60% des ménages jettent les produits inutilisés dans la poubelle au lieu de la déchetterie, ce qui représente un danger d’autant plus grand qu’un quart de l’échantillon a conservé des pesticides achetés il y a longtemps aujourd’hui interdits, qu’ils finissent par jeter à la poubelle. 

Le combat pour la protection du vivant est global et ne concerne pas les uns au détriment des autres. Pointer du doigt la responsabilité des gouvernements et des communes ne nous dédouane pas d’une remise en question. À l’inverse, le fait de s’intéresser à nos usages privés ne signifie pas que nous sommes inconscients des usages irraisonnés à plus grande échelle. Mais à l’heure de l’urgence, la remise en question se fait à toutes les échelles. Comme nos dirigeants et comme les producteurs, nous devons réapprendre à manger, nous chauffer, nous protéger, nous divertir, en respectant le vivant. Cet apprentissage est long et il nécessite avant tout que nous soyons prêts à entendre que quelque soit notre niveau de vie et notre lieu d’habitation, des solutions existent.   

25 octobre 2019 - Sarah Roubato
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"Le plus souvent, les gens renoncent à leur pouvoir car ils pensent qu'il n'en ont pas"

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